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Placements financiers : Assurance vieSe constituer un capital, diversifier un capital, valoriser un capital, obtenir des revenus complémentaires, protéger ma famille, transmettre un capital, optimiser sa fiscalité, préparer sa retraite sont des objectifs visés par l'assurance vie.
Plus de 12 millions de Français place leur argent en assurance vie bénéficiant ainsi d'une fiscalité réduite. Le montant des dépôts sur les contrats d’assurance-vie dépasse aujourd'hui les 1000 milliards d’euros. L’un des avantages du contrat assurance vie est sa souplesse.
Se constituer un capital, diversifier un capital, valoriser un capital, obtenir des revenus complémentaires, protéger ma famille, transmettre un capital, optimiser sa fiscalité, préparer sa retraite sont des objectifs visés par l'assurance vie. Le contrat d'assurances vie est un contrat par lequel un assureur s'oblige envers une personne (le souscripteur) moyennant paiement d'un prix (prime), à verser un capital ou une rente en cas de vie et/ou de décès d'une personne (l'assuré), au profit du souscripteur ou d'un tiers (le bénéficiaire). L'assuré peut donc être le souscripteur du contrat d'assurance vie. Les contrats d'assurance-vie sont principalement distribués par les compagnies d'assurance, par les filiales assurances des banques et par des associations d'épargnants qui jouent alors un rôle de négociateur entre les adhérents et l'assureur.
A. Trois grands types de contrat assurance vie
On distingue 3 grands types de contrats assurance vie selon les risques garantis :
A cela, sont utilisés d'autres critères :
1. Les contrats
Ce sont des contrats dits "épargne" ou "placements" lesquels garantissent le versement d'un capital à une date déterminée ou d'une rente viagère différée ou immédiate si l'assuré est toujours vivant au terme du contrat. Dans ce type de contrat, il n'existe pas de prestations en cas de décès.
Ces contrats "décès" pur sont souscrits dans une optique successorale. Ici, le souscripteur souhaite garantir un ou plusieurs de ses proches contre une baisse des ressources financières due à son décès.
Dans ce type de contrat, le contrat en cas de vie est assorti d'une contre-assurance : le contrat combine alors les garanties vie et décès. En cas de décès de l'assuré avant une date déterminée, l'épargne constituée est versée au(x) bénéficiaire(s) désigné(s). Ce type de contrat comprend à la fois les garanties vie et les garanties décès.
2. Les supports
Depuis la loi n° 2005-842 du 26 juillet 2005, un contrat monosupport peut être transformé en contrat multisupport tout en conservant l'antériorité fiscale dudit contrat. Toutefois, cette possibilité ne permet pas de changer de compagnie et n'est pas une obligation pour l'assureur. La transformation doit comporter au minimum 20% d'investissement dans des fonds en unité de compte.
1. Le souscripteur
Le souscripteur est une personne physique ou une personne morale. Le souscripteur :
2. L'assureur
L'assureur quant à lui :
3. L'assuré
L'assuré est une personne physique. il est la personne sur la tête de laquelle repose le risque de vie ou de décès. Dans le cas où souscripteur et assuré sont deux personnes différentes, le consentement de l'assuré est obligatoire dans tout contrat comportant une garantie en cas de décès.
4. Le bénéficiare
Le bénéficiaire est une personne physique ou morale. Il est la personne désignée par le souscripteur dans le contrat d'assurance vie pour percevoir les prestations garanties.
C. Souscription du contrat et prise d'effet
Le contrat est valable dès acceptation de la proposition d'assurance. Il doit obligatoirement mentionner l'identité du souscripteur et celle de l'assuré. Le contrat prend effet immédiatement sauf dans le cas où une clause de report d'effet des garanties ou une note de couverture avant signature sont émises. La souscription peut être conjointe : le contrat est souscrit par plusieurs personnes souscripteurs. Une fois la proposition d'assurance signée, le souscripteur dispose d'un délai de 30 jours, à compter du premier versement pour y renoncer.
D. Calcul des primes et versement
1. le calcul
Pour déterminer le montant des primes, l'assureur prendra en compte :
S'il estime le risque comme :
2. Modalités de versement des primes
Le non paiement de la prime entraîne soit la réduction du contrat avec poursuite du contrat mais diminution du montant des prestations garanties, soit la résiliation du contrat.
E. La clause bénéficiaire assurance vie
La clause bénéficiaire est l'élément central du contrat d'assurance-vie. Pour autant la désignation d'un bénéficiaire est facultative et ne constitue pas une condition de validité du contrat. A défaut de bénéficiaire déterminé au jour de l'exigibilité des prestations, les prestations versées en cas de décès de l'assuré sont réintégrées dans l'actif successoral, réparties entre les héritiers selon les règles successorales de droit commun et soumises aux droits de succession selon le droit commun.
1. Désignation du bénéficiaire
L'efficacité de la clause bénéficiaire dépend de la clarté et de la précision de sa rédaction. La désignation du bénéficiaire peut être effectuée par le souscripteur à tout moment depuis le jour de la souscription et jusqu'à l'échéance du contrat. La désignation peut être directe c'est à dire que le bénéficiaire est désigné par son identité (Monsieur Raphaël GIBELIN) ou indirecte c'est à dire que le bénéficiaire est déterminable par sa qualité (mes enfants, mon conjoint...). Le bénéficiaire peut être désigné dans le contrat d'origine, par avenant au contrat, par simple lettre...Aucune forme particulière n'est exigée.
2. Rang des bénéficiaires
Il n'existe pas de limites quant au nombre de rangs des bénéficiaires et au nombre de bénéficiaires d'un même rang. Le souscripteur peut désigner des bénéficiaires successifs :
Plusieurs bénéficiaires de même rang peuvent être désignés dans le contrat assurance vie. Dans ce cas, les instructions de répartition entre bénéficiaires de même rang doivent être claires et précises. Il s'agit de considérer la répartition entre chacun des bénéficiaires et de prévoir ce qu'il advient en cas de prédécès de l'un d'entre eux. Dans tous les cas, les prestations sont réparties entre les bénéficiaires conformément à la volonté du souscripteur et à défaut, en proportion de la part successorale de chacun des bénéficiaires.
A noter
3. Cas du conjoint bénéficiaire
S'agissant du conjoint et pour éviter tout problème d'interprétation, il est recommandé de ne pas désigner son conjoint comme bénéficiaire, à la fois par son identité et par sa qualité de conjoint. En effet, la qualité n'est pas immuable (cas de divorce, notamment). En effet, la qualité de conjoint s’apprécie au jour de l'exigibilité des prestations et non pas au jour de la souscription ou de la désignation du bénéficiaire.
4. Acceptation du bénéficiaire
Le bénéficiaire est libre d'accepter ou de refuser le bénéfice du contrat et ce à tout moment. En cas d'acceptation par le bénéficiaire, celui-ci ne peut plus être révoqué (sauf exception). L'acceptation a donc pour principal effet de consolider les droits du bénéficiaire sur le contrat. L'accord du bénéficiaire acceptant est alors requis dès lors que le souscripteur entend procéder à un rachat ou à une avance. Le souscripteur n'est pas tenu d'avertir le bénéficiaire de l'existence du contrat d'assurance vie. C'est pourquoi, la désignation par testament est un des moyens permettant de tenir secrète la désignation.
5. Changement et révocation de bénéficiaire
Dès lors que le bénéficiaire n'a pas expressément accepté la désignation à son profit et sous réserve de l'accord de l'assuré (si celui-ci n'est pas le souscripteur), le souscripteur est libre de changer ou de révoquer le bénéficiaire. Toutefois, il est possible pour le souscripteur de changer ou de révoquer le bénéficiaire dans les cas suivants :
6. Information du bénéficiaire
Les assureurs sont normalement tenus de s'informer du décès éventuel de l'assuré et de rechercher effectivement le bénéficiaire et, si cette recherche aboutit, de l'aviser de la clause bénéficiaire rédigée à son profit. Toutefois, toute personne a la possibilité de s'informer auprés d'AGIRA de l'existence d'une clause bénéficiaire rédigée à son profit par une personne physique dont elle apporte la preuve du décès : AGIRA - Recherche des bénéficiaires en cas de décès.
1. Les cotisations sociales
Taux de cotisations sociales à compter du 1er janvier 2009
2. imposition du versement des primes
Ouvrent droit à une réduction d’impôt les primes versées, chaque année au titre :
3. exonération des droits de succession
Depuis août 2007, la loi TEPA (loi dite du paquet fiscal) du 22 août 2007 a modifié les règles des successions :
4. Imposition des plus-values assurance vie
L’imposition des plus-values des contrats d’assurance-vie est liée à l’age du contrat.
5. Exonération des plus-values - Article de référence du CGI 125 OA.
Quelque soit la durée du contrat, le rachat de son contrat d’assurance-vie est exonéré d’impôt sur les plus-values, dans les cas suivants :
Cette exonération se poursuit jusqu’à la fin de l’année qui suit la réalisation d’un de ces événements (soit 365 jours après). Pour bénéficier de cette exonération, il est recommandé de demander à l'assureur le rachat de son contrat en justifiant de sa situation, document à l’appui, d'indiquer aux services fiscaux les produits sur ses revenus en demandant l’application du 125 OA du CGI et de leurs fournir un justificatif.
6. Fiscalité sur les rachats
montant du rachat partiel - (total des primes versées à la date du rachat × montant du rachat partiel) / valeur totale du contrat à la date du rachat
7. Fiscalité d'une sortie en rente
Le capital acquis sur le contrat peut être transformé en rente viagère (jusqu'à la fin de sa vie). La rente issue d'une assurance vie est imposée (part imposable dans l'impôt sur le revenu exprimée en %) selon une fraction dépendante de l'age du rentier à la mise en place de la rente :
Il n'y a pas de prélèvements sociaux pour la transformation du capital acquis en rente. Par contre, il y a des prélèvements sociaux spécifiques sur le paiement de la rente.
8. Fiscalité en cas de décès
Le ou les bénéficiaires ont été désignés dans le contrat (contrat initial ou par avenant) dans la clause bénéficiaire. Le régime en vigueur (contrats souscrits depuis le 13 octobre 1998) dépend de l'age du souscripteur au moment de ses versements :
A noter - Aucun prélèvement social n'est effectué lors du décès du souscripteur.
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