La Bourse est un lieu de rencontre de l'offre et de la demande, via un système de cotations centralisé. Synonyme de place financière, elle désigne tant les marchés qui la composent que l’activité d’achat et de vente qui s’y déroule.
La Bourse est un marché dans lequel les sociétés émettrices de titres de capital (l'offre) rencontrent les investisseurs (la demande). Ayant un rôle économique, la Bourse est une solution pour les entreprises à la recherche de capitaux pour se développer notamment.
Une fois cotée en Bourse, la valeur de la société est équivalente à la confrontation des prix (de l'offre et de la demande) portant sur les titres, proposés par les acheteurs et les vendeurs. Ce prix d'équilibre (appelé aussi "cours") représente ainsi la valeur de l'action de l'entreprise cotée en Bourse.
La Bourse est donc un lieu où se rencontrent les vendeurs et les acheteurs pour conclure des transactions portant sur des valeurs mobilières (actions, obligations...), des instruments financiers (bons d’options, warrants, contrats sur des matières premières...) ou des devises.
La Bourse est divisée en marchés placés sous le contrôle de l'Autorité des marchés Financiers :
le marché unique réglementé “Eurolist” de NYSE EURONEXT (le plus grand marché boursier mondial)
les marchés non réglementés, tels qu’Alternext et le marché libre.
Les particuliers acteurs du monde de la bourse, passent leurs ordres auprès d'un intermédiaire financier, soit un conseiller en investissements financiers, soit un prestataire de services d’investissement (entreprises d’investissements ou établissements de crédit agréés) lesquels effectuent l'opération pour le compte du donneur d'ordres. L'ordre doit indiquer l'opération poursuivie (achat ou vente), les noms et le cas échéant le code de chaque valeur (code ISIN),
la quantité de titres à négocier, le type d’ordres, la limite de validité des ordres et le mode de règlement pour les valeurs éligibles au SRD. Dès l'instant où l'ordre est exécuté,le client reçoit un “avis d’opéré” : document récapitulant l’opération, les frais, le cours pratiqué et le cas échéant, les impôts perçus. Le règlement est au comptant ou au différé (SRD).
A noter
Le SRD remplace le RM (règlement mensuel) depuis le 25 Septembre 2000. Le SRD permet de bénéficier de l’effet de levier et du paiement différé : Il est possible donc d’acheter des titres sans régler immédiatement la totalité de leur montant et profiter au maximum d’une hausse des titres anticipée (achat SRD) ou de vendre des titres sans en avoir la totalité en portefeuille et profiter au maximum d’une baisse des titres anticipée (vente à découvert).
Les frais occasionnés sont des frais de courtage ou commissions des banques dont le montant est librement négocié, à cela il faut rajouter la TVA. D'autres frais viennent couvrir les opérations à savoir les droits de garde, les frais de tenue de compte et pour les titres d'OPVCM les frais de gestion.
Nous développerons ici 3 catégories de Valeurs Mobilières : Actions, Obligations et OPCVM.
A. Les Actions
Une action est un titre de propriété négociable, représentatif d’une fraction du capital d’une société. Le prix d’une action dépend directement de l’offre et de la demande, qu’elle soit cotée en bourse ou non. Toute personne physique ou morale peut acquérir des actions.
1. Nature des actions
Les actions peuvent être acquises et détenues sous deux formes :
les actions au porteur : l’identité de l’actionnaire est connue seulement par l’intermédiaire financier qui gère les titres
les actions au nominatif : l’identité de l’actionnaire est inscrite dans le livre des actionnaires de la société soit en nominatif administré (ici l’intermédiaire financier est le dépositaire des titres), soit en nominatif pur (ici la société a les actions en dépôt).
Dans tous les cas, l’action confère à l'actionnaire des droits tels que le droit de vote lors de l'Assemblée Générale (AG) de la société, le droit d’accès à certaines informations concernant la société (comptes annuels, modification de la situation patrimoniale de l’entreprise, tout événement pouvant avoir des conséquences sur le cours de l’action) et le droit aux bénéfices c'est à dire les dividendes (rémunération de l’actionnaire) payés sous forme numéraire ou en actions.
2. Les Indicateurs
Il existe six indicateurs principaux permettant l'évaluation et la comparaison des actions :
la capitalisation boursière : valeur que le marché attribue aux sociétés cotées en fonction de l’offre et de la demande. Elle se calcule en multipliant le dernier cours de bourse par le nombre d’actions composant son capital social
Le PER (Price Earning Ratio) : ce ratio reflète la croissance des bénéfices espérée par la bourse. Il se calcule en divisant le cours de bourse par le bénéfice net par action.
Le BNPA (Bénéfice Net Par Action) : ce ratio se calcule en divisant le bénéfice net de la société par le nombre total d’actions composant son capital.
Le Rendement : celui-ci permet d’apprécier la rentabilité d’une action en divisant le dividende par le cours de bourse, ce qui se traduit par un pourcentage
La Volatilité : c’est un indicateur de risque qui permet de mesurer l’amplitude de variation des cours d’un titre par rapport à la tendance générale du marché
L’indice des taux d’intérêt : le cours des actions varie globalement en sens inverse des taux d’intérêt.
B. Les Obligations
Une Obligation est un titre négociable qui représente une créance. On peut considérer qu'une obligation équivaut à un prêt consenti sur une certaine durée au terme de laquelle l’obligation est remboursée.
La différence entre une action et une obligation : avec une action, l'investisseur détient une part de l’entreprise ; avec une obligation, l'investisseur prête de l’argent à une entreprise.
L’obligation peut être émise par une société privée, un établissement public ou par l’état. La rémunération d’une obligation peut être fixe ou variable, versé annuellement sous forme de coupons. Le coupon est égal au montant des intérêts versés chaque année pour chaque obligation d’un emprunt donné, il est calculé sur la base de la valeur nominale de l’obligation et est dû quels que soient les résultats de la société.
1. La valeur d'une obligation
La valeur d’une obligation se mesure de deux façons : grâce à la valeur nominale et au prix d'émission.
La valeur nominale est la fraction de l’emprunt représentée par l’obligation et le prix d’émission correspond au montant à payer pour acquérir l’obligation. Il peut être égal ou inférieur à la valeur nominale et dans ce dernier cas la différence entre la valeur nominale et le prix d’émission représente la prime d’émission.
Comme les actions, les obligations sont cotées tous les jours sur les marchés financiers et l’évolution de leurs valeurs est fonction de celle des taux d’intérêts. La mesure entre la variation du mouvement des taux d’intérêts et du cours de l’obligation s’appelle la sensibilité. Plus la sensibilité est élevée et plus le cours de l’obligation sera affecté par une variation des taux d’intérêts.
2. Il existe plusieurs types d’obligations
Obligation à taux fixe : le taux d’intérêt est déterminé à l’origine sur la valeur nominale et les revenus qui en découlent seront donc constants pendant toute la durée de l’emprunt.
Obligation à taux variable : le taux d’intérêt est recalculé chaque année et il suit l’évolution des taux de la zone monétaire.
Obligation convertible en actions : c’est une obligation qui peut être échangée contre des actions de la société émettrice de l’emprunt. La convertibilité n’est en général assuré que pendant une période limitée et entraîne un rendement inférieur à celui d’une obligation classique.
Obligation Assimilable du Trésor (OAT) : les OAT sont attachées à un emprunt lancé par le Trésor Public.
Obligation à coupon zéro : ne donne lieu à aucun paiement de coupon pendant leur durée de vie. La rémunération du souscripteur se réalise soit par un prix d’émission inférieur à sa valeur de remboursement, soit sous la forme d’une prime de remboursement au terme. Dans les deux cas l’écart entre la valeur initiale et la valeur au terme correspond aux intérêts capitalisés.
Obligation à Bon de Souscription d’Actions (OBSA) : obligation à taux fixe sur laquelle sont attachés un ou plusieurs bons permettant de souscrire des actions nouvelles de la société émettrice. L’obligation et les bons font l’objet d’une cotation séparée.
C. Les OPCVM
Un OPCVM est un Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières lequel gère un portefeuille d’actions et d’obligations. En achetant une part d’OPCVM, l'investisseur achete une part d’un portefeuille géré par des professionnels de la finance ce qui a pour conséquence une répartition du risque sur plusieurs sociétés.
1. La rémunération des OPCVM
par capitalisation : les revenus ne sont pas distribués mais systématiquement réinvestis dans l’OPCVM
par distribution : les revenus sont distribués annuellement ou trimestriellement
Certaines OPCVM existent dans les 2 versions. Leur libellé indique alors le type de rémunération par la présence de la lettre C ou D (ou part C et part D) pour respectivement Capitalisation ou Distribution. Il est également possible qu’un OPCVM soit mixte, c’est à dire qu’une partie des revenu soit distribué et l’autre capitalisé.
La valorisation d’une part OPCVM se mesure grâce à la valeur liquidative. Celle ci se calcule en divisant le montant global du portefeuille de valeurs mobilières, évalué au prix du marché, par le nombre de parts ou d’actions émises. Calculée à la clôture du marché, elle est publiée par voie d’affichage ou de presse.
2. On distingue 2 types d’OPCVM : les SICAV et les FCP
a.Les SICAV (Société d’Investissement à Capital Variable)
Ce sont des sociétés anonymes gérées comme des entreprises, avec un conseil d’administration et un gestionnaire. Le capital de la SICAV est variable car les fonds apportés par l’épargnant l’augmente et lui permet d’acheter d’avantage de titres ; inversement, la SICAV revend une partie de son portefeuille pour obtenir les liquidités nécessaires au rachat des parts du vendeur. Ce placement est donc totalement liquide.
Les SICAV peuvent être investies sur différents supports :
Sicav Monétaire : les fonds sont placés sur le marché monétaire dont l’objectif est la rémunération d’un capital sur courte durée.
Sicav Obligataire : l’investissement est réalisé sur des obligations ; l’objectif étant de profiter d’une diversification d’entreprises (sectorielle, géographique…) et de percevoir des revenus réguliers. Ce type de placement se réalise sur le moyen à long terme.
Sicav Action : investie en actions, ce type de SICAV profite d’une répartition du risque sur une multitude d’entreprises. Elles peuvent être sélectionnées selon des critères géographiques, sectoriels… Idéalement sur le long terme (durée de placement de 5 ans minimum), l’objectif est d’obtenir des performances supérieures aux placements classiques (livrets, épargne logement) tout en limitant le risque.
Sicav Diversifiée : les fonds sont investis sur plusieurs catégories de titres (Monétaire, obligataire, actions) afin de mieux répartir le risque lié à ces marchés en recherchant les meilleures performances.
b. Les FCP (Fonds Commun de Placement)
Leur vocation est identique à celle des SICAV avec toutefois un fonctionnement simplifié. Ils sont composés de parts et comportent un portefeuille de valeurs mobilières partagé entre des investisseurs, porteurs de parts. Les FCP sont gérés par une société de gestion.
Tout comme la SICAV, un FCP peut être spécialisé sur différents types d’investissements : monétaires, obligataires, actions, diversifiés et garantis. Il existe, par ailleurs, des FCP très particuliers s’adressant à des investisseurs éclairés et ayant une fiscalité spécifique (pour mémoire : FCPI : Fonds Commun de Placement dans l’innovation ; FCPR : Fonds Commun de Placement à Risque…
3. Les OPCVM profilés
Ce sont des placements accessibles au grand public et créés spécialement dans le but de proposer un profil d’investisseur dans un produit sur-mesure. Cela permet, d’une manière simplifiée pour l’investisseur, de choisir le niveau de risque auquel il souhaite s’exposer, et, de tenir compte d'une stratégie plus personnelle, tel que le respect de l’environnement ou des droits de l’homme. Ces fonds profilés peuvent aussi être sectoriels (finance, technologie, industrie, immobilier, environnement, défense…), ou géographique (France, Europe, Asie, Amérique, Pacifique…) ou les deux à la fois.
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